Presque toutes les organisations à la recherche du meilleur cabinet de recrutement en finance pour pourvoir un poste de directeur financier se heurtent au même mur. Les résultats proposent des palmarès établis à partir du nombre d'avis et d'annuaires, mais aucun n'indique la capacité réelle de chaque cabinet à évaluer un dirigeant financier. Il en va de même pour les listes qui promettent les meilleurs chasseurs de têtes en finance. La plupart des processus (et des résultats) manquent tout simplement de transparence.
Cet article présente une série de questions à poser à tout cabinet avant de signer un mandat de recrutement de directeur financier. Elles portent sur la spécialisation en finance, la méthode d'évaluation, la couverture du marché, la qualité de la liste restreinte, la préparation au conseil d'administration et l'adéquation régionale. Et par souci de transparence, précisons que c'est exactement ce que nous faisons. PIXCELL est un cabinet de recherche de cadres dont les pratiques comprennent le recrutement de cadres en services financiers et la recherche de cadres en finance et comptabilité, aux côtés de ses autres secteurs.
Le recrutement d'un chef de la direction financière est plus difficile qu'il n'y paraît, et la raison tient à la structure plutôt qu'à la malchance. Le titre recouvre un éventail considérable de tâches réelles. Une entreprise a besoin d'un contrôleur principal doté de l'autorité technique nécessaire pour redresser son environnement d'information financière. Une autre aura plutôt besoin d'un partenaire stratégique du PDG capable d'établir la valeur d'une transaction. Une troisième a besoin d'un dirigeant tourné vers les investisseurs, qui passera le tiers de l'année avec les prêteurs et le conseil d'administration. Les organisations recrutent couramment pour le poste d'aujourd'hui plutôt que pour celui qu'elles auront dans deux ans, et le décalage n'apparaît qu'au premier trimestre difficile.
Le second échec relève du recruteur. Un consultant incapable de jauger la profondeur financière d'un candidat fera son tri selon le titre, l’ancien employeur et le nombre d'années d'expérience, soit les trois prédicteurs les plus faibles qui soient. C'est une façon confortable de dresser une liste, mais une bien mauvaise façon de bâtir une liste restreinte.
Les données sur le roulement illustrent bien l'enjeu. Fortune rapporte que le taux de roulement des chefs de la direction financière au sein des entreprises du Fortune 500 et du S&P 500 devrait atteindre 18,3 % en 2026, comparativement à une moyenne d'environ 16 % sur dix ans, pour une durée moyenne en poste de 4,5 ans.
Un recrutement raté à la direction financière coûte cher, non seulement en raison du salaire versé à la mauvaise personne, mais aussi parce qu'il entraîne la stagnation de la fonction finance. Dans le capital privé, et plus particulièrement en capital-investissement, une mauvaise embauche à ce poste peut freiner considérablement un investissement et le retarder de 6, 12, voire 24 mois. Cet article vise justement à vous aider à choisir le bon cabinet pour éviter une telle situation.
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Tous les cabinets affirment posséder une expertise sectorielle, si bien que cette affirmation ne vaut rien tant qu'elle n'a pas été mise à l'épreuve. Parmi les meilleurs cabinets de recherche de cadres, ceux qui méritent votre attention accueilleront volontiers l'exercice.
Demandez au cabinet de décrire la différence entre le profil qui convient à une entreprise qui prépare une transaction et celui qui convient à une entreprise qui se stabilise après trois années de forte croissance. Un spécialiste répondra en expliquant ce que chaque poste exige concrètement, dès le lundi matin. Un généraliste répondra probablement par des adjectifs.
Demandez dans quelles sous-fonctions de la finance le cabinet recrute réellement. Le contrôle, la trésorerie, la fiscalité, l'audit interne, la planification et l'analyse financières ainsi que les relations avec les investisseurs constituent des marchés du travail distincts, et une véritable équipe spécialisée en finance saura vous dire où les talents se font rares dans chacun d'eux. Demandez où se forment les dirigeants financiers de votre secteur et quelles entreprises en produisent régulièrement. Posez des questions sur les normes d'information financière et les relations avec les auditeurs, puis observez si la conversation demeure crédible et précise ou si elle glisse vers un discours générique sur le leadership.
Un autre signe révélateur apparaît généralement dès le départ. Un spécialiste s'informe de votre structure hiérarchique, des attentes de votre conseil d'administration, de vos systèmes et des points soulevés par vos auditeurs. Un généraliste demande d'abord la description de poste et s'y fie beaucoup trop. Cette différence distingue les véritables chasseurs de têtes en finance et en comptabilité des meilleurs chasseurs de têtes pour cadres dirigeants issus de domaines connexes, qui se sont contentés d'ajouter une page sur la finance à leur site Web.
« Le problème, lorsqu'on se fie à une description de poste pour recruter un dirigeant financier, c'est que ce document décrit ce que faisait la personne précédente, et cette personne est souvent la raison même de notre conversation », explique François Piché-Roy, président et associé directeur chez PIXCELL. « Je préfère connaître la ligne hiérarchique, les personnes que ce chef de la direction financière devra convaincre et la question que le conseil d'administration pose sans cesse et à laquelle personne ne sait encore bien répondre. C'est de cette évaluation que découle le profil que nous élaborons pour nos clients, et qui oriente notre recherche. »
Tous les cabinets de chasse de têtes à mandat exclusif affirment évaluer les candidats. Or, ce mot recouvre tout, d'une évaluation rigoureuse à une longue conversation suivie d'un résumé favorable. La vraie question est donc de savoir en quoi consiste l'évaluation et ce qu'elle produit.
Une réponse crédible comporte cinq éléments.
Cette structure relève des pratiques exemplaires, et non de la bureaucratie. Fondées sur un examen des données méta-analytiques, des recherches publiées dans le Journal of Applied Psychology ont établi que les entrevues structurées présentent la validité opérationnelle moyenne la plus élevée parmi les méthodes de sélection couramment utilisées, surpassant même les tests d'aptitudes cognitives. C'est la structure qui rend l'entrevue prédictive.
Demandez ensuite des preuves. Réclamez un exemple anonymisé d'évaluation afin de juger de sa profondeur, et informez-vous du recours à l'évaluation structurée et aux tests psychométriques. Enfin, demandez au cabinet de décrire un candidat qu'il a choisi de ne pas présenter, et d'expliquer pourquoi. C'est la question la plus révélatrice de toute la rencontre. Un cabinet qui n'a jamais écarté un candidat plausible et doté de solides qualifications n'évalue en réalité personne. Il se contente de transmettre des CV.
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Les meilleurs chasseurs de têtes en finance vous remettront une liste restreinte que vous pourrez passer au crible. Or, savoir la lire est précisément l'étape du processus de recherche de cadres que la plupart des conseils d'administration escamotent.
Une liste restreinte crédible en finance est courte. Chaque candidat qui y figure pourrait réellement être nommé, et n'y a pas été inclus pour mettre quelqu'un d'autre en valeur. Chacun est accompagné d'un portrait explicite de ses forces, de ses lacunes et de ce dont il aurait besoin dans son entourage pour réussir, car aucun chef de la direction financière n'est complet et la question utile est de savoir ce qu'il attendra de l'organisation.
Les signes d'alerte sont tout aussi évidents. Une longue liste peut donner l'impression que le cabinet vous renvoie le travail d'évaluation. Des profils calqués sur celui du titulaire sortant révèlent une recherche ancrée dans le passé.
La couverture du marché est la question qu'on oublie, alors posez-la directement. Combien de personnes du marché défini ont été repérées, combien ont été approchées et combien ont refusé? Ces proportions vous indiquent si la liste restreinte reflète le marché ou seulement le carnet d'adresses du cabinet. Il met aussi en lumière une hypothèse qui restreint la plupart des recherches, puisque la même analyse de Fortune révèle que seulement 25 % environ des chefs de la direction financière nouvellement nommés occupaient déjà ce poste ailleurs. Exigez des candidats déjà en poste à la direction financière, et vous aurez éliminé les trois quarts du marché avant même le premier appel.
« Les clients sont parfois surpris quand je leur dis combien de personnes ont décliné une entrevue », précise François Piché-Roy. « Je préfère leur remettre ce chiffre plutôt qu'une liste bien léchée. Si onze personnes de talent ont dit non, cela en dit long sur votre poste, votre rémunération ou votre organisation, et vous pouvez corriger ces trois éléments. Une liste restreinte sans historique paraît plus nette, mais elle ne vous apprend rien. »
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C'est la dimension la plus souvent invoquée et la moins souvent vérifiée. Un chef de la direction financière moderne fait des présentations au conseil d'administration, compose avec un comité d'audit en droit de remettre les chiffres en question et fait souvent face à des prêteurs, à des acquéreurs ou à des investisseurs. Rien de tout cela ne relève de la même compétence que la gestion d'une clôture financière, et les mandats de recrutement de chefs de la direction financière ont tendance à l'évoquer en une seule ligne avant de passer à autre chose.
La portée du rôle s'est élargie de façon mesurable. Une étude de McKinsey sur le mandat du chef de la direction financière a révélé que la proportion de dirigeants financiers responsables des relations avec les investisseurs était passée à près des deux tiers, alors qu'elle s'établissait à 44 % en 2016. Les conseils d'administration ressentent aussi la pression de leur côté. Les recherches de Deloitte sur la gouvernance des conseils d'administration indiquent que 43 % des administrateurs et des dirigeants placent le capital humain parmi leurs principales priorités en matière de gouvernance.
Trois questions permettent de vérifier si un cabinet est en mesure d'évaluer adéquatement cette dimension.
Cette dernière question exige le jugement le plus difficile, et c'est là que les meilleurs chasseurs de têtes pour cadres dirigeants en finance méritent leurs honoraires. PIXCELL intervient des deux côtés de la table grâce à sa pratique de recrutement de conseils d'administration, et la même logique s'applique lorsqu'il s'agit de constituer un conseil d'administration performant.
Aucun annuaire ne couvre la dimension régionale, et pourtant, elle influe concrètement sur les résultats. Trois facteurs comptent particulièrement.
Premièrement, la langue. Statistique Canada indique que 46,4 % des résidents du Québec peuvent soutenir une conversation dans les deux langues officielles, une proportion qui grimpe à 56,4 % dans la région de Montréal, contre 18,0 % à l'échelle nationale. Pour de nombreuses organisations québécoises, la maîtrise du français au travail est une exigence opérationnelle plutôt qu'une préférence, puisque le chef de la direction financière négocie avec les organismes de réglementation, travaille avec des auditeurs locaux et s'adresse aux employés. Les chasseurs de têtes à Montréal qui se disputent ce type de recherche devraient pouvoir vous dire honnêtement dans quelle mesure cette exigence réduit le bassin de candidats pour votre mandat.
Deuxièmement, le chef de la direction financière d'un siège social et le dirigeant financier d'une filiale canadienne relevant d'une société mère étrangère occupent des emplois différents, qui attirent des profils différents. Le premier définit la stratégie et est responsable de la répartition des capitaux. Le second applique le cadre de la société mère en mettant fortement l'accent sur la conformité et l'information financière. Confondre les deux mène à une nomination qui s'effrite en moins d'un an.
Troisièmement, la mobilité avec les États-Unis élargit le bassin de candidats, mais augmente du même coup le risque de départ. Sur le plan des titres professionnels, le titre de CPA demeure la norme pour la plupart des postes financiers dans les entreprises de taille moyenne au Québec, particulièrement celles qui sont soutenues par du capital privé. Dans les sociétés cotées en bourse et les grandes entreprises privées, on privilégie parfois un actuaire ou un analyste financier agréé (CFA). Tout cabinet qui mène un mandat de recrutement de cadres en services financiers au Québec devrait être en mesure de vous dire quel titre votre mandat exige réellement.
Il n'existe pas de palmarès utile des meilleurs recruteurs de directeurs financiers, parce que le bon cabinet dépend du mandat. Ce qui existe, en revanche, c'est une façon de mettre à l'épreuve les cabinets que vous avez devant vous, et les chasseurs de têtes en finance qui méritent d'être retenus ne sourcilleront devant aucun de ces tests.
Si vous réfléchissez à la nomination d'un dirigeant à la tête de votre fonction finance, communiquez avec PIXCELL pour discuter du mandat lui-même, ou apprenez-en davantage sur nos services de chasse de têtes et de recherche de cadres.
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